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Publié le 26 Mars 2020

[HISTOIRE DU SOIR] La croûte / Charlotte Moundlic, ill. Olivier Tallec - Père Castor Flammarion

Quand une maman meurt, rien n’est plus comme avant. On continue à vivre, à jouer, à respirer. Comment faire alors pour ne pas l’oublier ? On cherche son odeur, on entend sa voix, on voudrait toujours les garder avec soi, comme quand elle était là…

[HISTOIRE DU SOIR] La croûte / Charlotte Moundlic, ill. Olivier Tallec - Père Castor Flammarion

Cette histoire du soir permet d’aborder de manière très simple, franche et apaisante la question du deuil. La littérature jeunesse et surtout les auteurs ont un don incroyable de pouvoir parler de la mort, de la séparation, de la douleur et de la résilience par des images toutes simples et accessible pour les petits comme la cicatrisation d’une croute.

Il est important que l’adulte saisisse le moment opportun pour parler du deuil mais les questions que soulèvent chaque jour l’actualité autour du nombre de mort rendent incontournable voire indispensable cet album en histoire du soir auprès des petits.

L’album monochrome choisi par Olivier Tallec est rouge comme le sang, le choc, mais aussi l’humanité, la vie....un rouge gai mais qui par son choix monochrome parle aussi du choc émotionnel que digère cette famille face à la mort. Tout est dit et cet album a le mérite de discrètement finir sur une étape de résilience qui donne espoir.

 

[HISTOIRE DU SOIR] La croûte / Charlotte Moundlic, ill. Olivier Tallec - Père Castor Flammarion

A ÉCOUTER EN INTÉGRALITÉ ICI

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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #Album jeunesse, #Littérature jeunesse, #Histoire du soir, #deuil

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Publié le 24 Janvier 2020

In Waves / Aj Dunjo - Casterman
La perte d’un être cher et la façon dont on traverse le deuil, en surfant comme on peut la crête d’une grosse vague. Tantôt au-dessus de l’écume, tantôt envahi et fracassé par le poids de l’eau.
Avec beaucoup de finesse et de pudeur, AJ Dungo, immortalise les instants de grâce de sa relation avec Kristen. La légèreté et l’émotion des premières rencontres, la violence du combat contre la maladie, la noblesse de la jeune femme qui se bat avec calme.
Il évoque en parallèle leur passion commune pour le surf, l’océan. Et évite très justement l’écueil du pathos en intercalant dans son récit personnel, un petit précis d’histoire du surf.
In Waves / Aj Dunjo - Casterman

Dans cet émouvant premier roman graphique, l'auteur américain AJ Dungo raconte la naissance du surf et nous parle avec tendresse et émotion de son histoire d'amour avec Kristen, sa compagne décédée d'un cancer. Des planches minimalistes et envoûtantes comme l'océan pour affronter la vie comme un surfeur se dépasse sur les vagues. Une beauté de design graphique dans un bleu totalement immergeant.

In Waves / Aj Dunjo - Casterman

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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #roman graphique, #Bd, #Bande dessinée, #surf, #Maladie, #deuil

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Publié le 1 Octobre 2018

Les garçons se cachent pour pleurer  / E.Brami, ill. Peggy Adam

« Moi, quand je serai grand, je ne veux pas oublier mon enfance. »
Perdre sa grand-mère, c’est beaucoup de chagrin. Alors se cacher pour pleurer ? Non, ce n’est pas honteux de pleurer, même quand on est un garçon. Et tant pis si les autres à l’école vous traitent de « femmelette » ou d’ « omelette » ! Si Enzo le sait, c’est justement parce que sa mamie le lui a appris, elle qui disait qu’ « un homme qui pleure, c’est beau. Ça prouve qu’il a des sentiments, qu’il n’est pas un robot-macho. ». 
Des larmes donc, mais aussi la certitude pour Enzo que sa mamie Magie restera toujours au fond de lui. Avec des mots, des souvenirs, ces moments de forte complicité comme leur escapade « secrète » à Dieppe.

Les garçons se cachent pour pleurer  / E.Brami, ill. Peggy Adam

Un petit récit de 80 pages qui évoque avec pudeur la souffrance d'un enfant face à la mort de sa grand-mere. Elisabeth Brami utilise des phrases vraies, simples et percutantes pour exprimer les différentes émotions qui se bousculent lors du deuil. Ce point de vue d'un garçon de 8 ans mâture et réaliste est un beau témoignage du rapport contemporain à la mort et à la famille.
A travers ses souvenirs et son travail de construction, ce roman souligne l'importance de la transmission entre les générations. 

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Rédigé par frédérique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Mort, #deuil, #roman jeunesse

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Publié le 16 Avril 2018

La course au bonheur / Maggie Lehrman
Jusqu'où iriez-vous pour être heureux ?

 

Kay : En changeant les traits de mon visage, je croyais que
je serais plus entourée, mieux aimée mais il n’en a rien été.

Win : C’est surtout la nuit. Ou plus précisément quand
le soir tombe, quand j’embrasse Ari que pourtant j’aime
tant. Quelque chose me fait si mal que je suffoque.

Ari : J’ai voulu t’oublier, Win, j’ai voulu oublier l’amour
même. Et j’ai payé. En oubliant aussi ce que j’aimais le
plus au monde : danser.

Diana : Mes amis changent, je les trouve différents, distants.
Ou ils se tiennent trop près, comme Kay, si gentille, si
étouffante, si écœurante. Et si Ari elle aussi me cachait des choses ?
La course au bonheur / Maggie Lehrman

Le pitch est classique et efficace pour un thriller pour adolescent. 4 recits, 4 points de vue de quatre jeun gens qui ont recours à un hekamiste pour effacer la douleur du deuil de.un de leur ami. Mais peut-on ainsi si facilement par un tour de magie éviter de se confronter à soi-même ? 
Perturber l'ordre des choses peut avoir des conséquences irréversibles...
La lecture est rythmée, prenante et efficace pour une belle lecture malgré ce pitch un peu classique. 

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Rédigé par frédérique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Roman jeunesse, #Adolescence, #Bonheur, #deuil

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