Articles avec #litterature jeunesse tag

Publié le 19 Janvier 2016

Cher grand-père Catarina Sobral

Le regard posé par un enfant sur son grand-père, qui prend le temps de vivre, de cuisiner, de faire de la gymnastique. Un grand-père plein de vie et de poésie, dans un album subtil sur le temps qui passe.

"Avant mon grand-père tenait un magasin de montres.
Aujourd'hui, tous les deux, on prend tout notre temps."

Cher grand-père Catarina Sobral

Cet album met en parallèle la vie pressée de monsieur Sébastien avec le temps apprécié du grand-père.
Le narrateur est le témoin privilégié de la vie heureuse et paisible de son grand-père, qui, après avoir longtemps tenu un magasin de montres, profite de chaque instant : Pilates, cours de langues, pause-thé (avec pâtisseries et une amie), rédaction de lettres d'amour, promenade quotidienne des carlins et moments partagés avec son petit-fils… Tandis que le voisin, lui, a toujours le nez sur sa montre, son ordinateur ou le volant de sa voiture, et ne semble pouvoir profiter de rien, faute de temps !
Un album tout simple qui évoque la poésie de Jacques Tati et le graphisme des albums de M. Hulot, et donne une vision juste du bonheur : goûter chaque moment, surtout ceux partagés avec ceux qu'on aime !

Cher grand-père Catarina Sobral
Cher grand-père Catarina Sobral
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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Albums jeunesse, #Coup de coeur

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Publié le 18 Janvier 2016

Dans le désordre Marion Brunet

Ils sont sept.
Sept qui se rencontrent en manif, dans la révolte, dans le désordre, refusant la vie qu'on leur impose. Ils décident de vivre ensemble, en squat et en meute.
Et au coeur de la meute, il y a Jeanne et Basile, qui découvrent l'amour, celui qui brûle et transporte.

Tous les ingrédients de l'adolescence fantasmé sont dans ce roman ! Rassemblés par un sentiment de révolte et de liberté, on découvre petit à petit sept personnages qui expérimentent la vie en groupe dans un squat. Et à travers cette synergie, nous avons la terriblement romanesque histoire d'amour de Basile et Jeanne ! Autant vous prévenir ce livre se lit d'une traite rythmée par une alternance d'écriture trash, franche, directe et Écriture douce et Poétique. Une nouvelle fois, Marion Brunet nous offre un roman qui amène le lecteur expérimenter sa propre réflexion , pas lisse, pas conventionnelle. Une ode à la liberté !

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Rédigé par frédérique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Roman, #Adolescence, #Liberté

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Publié le 17 Janvier 2016

Le caillou Thierry Dedieu

Lorsque le Karabastan est envahi par les Khomènes, un jour funeste se lève sur ce beau pays. Cet immense territoire désertique possède, en son exact milieu, un caillou : un rocher d'un seul bloc, haut de 300 mètres. Les habitants l'appellent "la montagne-perle" et s'y rendent en pélerinage pour déchiffrer sur ses parois des inscriptions millènaires racontant l'histoire de leur pays. Les Khomènes détruisent le caillou et transportent ses vestiges hors des frontières. Dès le lendemain, le pays se soulève de quelques centimètres, puis il ne cesse de s'élever. Convoqué par le guide suprême des Khomènes, un savant prédit qu'en l'espace d'un an, le Karabastan culminera à plus de 3000 mètres. La réaction n

Le caillou Thierry Dedieu

Ce récit en forme de conte apologue traduit ce que nous ressentons face à la barbarie, la tyrannie, l'extremisme à travers un pays imaginaire : le karabastan.
Le passé du karabastan est grave depuis des siècles dans un caillou, témoin et mémoire des habitants. Mais lorsque les Khomenes envahissent le pays, ce caillou devient un obstacle à leur embrigadement. Un ouvrage faisant tristement écho à l'actualite !

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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Albums jeunesse, #Actualité

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Publié le 14 Janvier 2016

Empreinte digitale Patrice Favaro

Tout commence à Paris, par un coup de fil reçu sur le téléphone portable de Ramzi, dans le bar de quartier qu’il aime à fréquenter : le George O’. Tout se termine dans les ruines de la capitale, où le George O’ n’est plus qu’un lointain souvenir dans l’esprit de « Loup gris ». Quatre époques. Quatre récits qui voient la chute du monde qui a transformé Ramzi en « Loup gris », un paria, un rebelle. Un monde, notre monde, chaque jour plus connecté qui se laisse déborder par les cyber outils qu’il génère pour se protéger de ses propres démons. Drones, cyborgs, mémoire virtuelle globale… On aimerait pouvoir se rassurer en classant ce recueil de nouvelles dans la catégorie « Science-fiction ». Mais cet ouvrage, aussi passionnant qu’inquiétant, n’est-il pas placé sous l’égide du visionnaire George O’… RWELL ? On vous aura prévenus !

Empreinte digitale Patrice Favaro

Si régulièrement vous avez sur votre table de chevet 1984 de Georges Orwell, foncez sur empreinte digitale !
Drones, cyborgs, mémoire virtuelle globale...dans quelques années comment seront ils intégrés dans notre quotidien ?
Ces quatre nouvelles, comme quatre coup de poing, vous invitent à une lecture captivante, hallucinante...et donne à observer les évolutions de notre société avec un regard critique.

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Juste en bas de chez moi, le George O’ était bondé, comme toujours à l’heure de l’apéro : des employés de bureau du quartier qui avaient fini leur journée, quelques piliers de comptoir déjà bien imbibés et des étudiants fauchés, tout comme moi, qui fréquentaient l’endroit rapport aux prix low cost pratiqués par George, le patron.
Mon portable qui sonne. Numéro masqué.
— Allo, vous êtes bien Ramzi Altantakra ?
Une femme avec un accent des pays du Nord. Forcément, j’ai aussitôt imaginé une BNB : Blonde Nordic Beauty. Ce genre de cliché a la vie dure, surtout chez quelqu’un comme moi.
La voix a répété :
— Vous êtes bien Ramzi Alkantara ?
Cette fois, elle avait prononcé mon nom sans l’écorcher, sur un ton qui m’a encore plus troublé.
— Euh... oui, c’est moi, oui.
— Je m’appelle Natacha Spindelvev, je travaille pour l’I.R.S.O.T.
Ça blaguait pas mal autour du comptoir, j’avais du mal à comprendre ce qu’elle disait, je lui ai demandé :
— Vous travaillez pour qui ?
— L’Institut de Recherche pour la Sécurité opérationnelle des Transports, à la Défense.
J’ai poussé un soupir de déception : démarchage téléphonique. La plaie ! Elle allait essayer de me fourguer un truc dans le genre « accessoire révolutionnaire pour éviter les vols à la tire dans les transports en commun » ou bien « une super offre à prix cassé pour une assurance voyage avec rapatriement médical et frais d’obsèques inclus. »
— Ne vous fatiguez pas ! Le quartier de la Défense : la ficelle est trop grosse. Votre centre d’appel se trouve à Marrakech, Bangalore ou Bucarest, pas vrai ?
— Vous faites erreur : il s’agit du ministère, pas du quartier.
J’ai accusé le coup et me suis mis à imaginer désespérément ce que le ministère de la Défense pouvait bien me vouloir.
La fille a continué :
— Vous avez emprunté le métro ce matin à 8 h 45, ligne 13, station Pernéty. Avec un retour ce soir, même station, à 17 h 53, n’est-ce pas ?
C’était bien le cas. Je m’étais rendu comme d’habitude à la fac, mais je ne voyais pas pourquoi elle me questionnait là-dessus.
Au comptoir, le ton avait monté d’un cran, quelqu’un venait d’avoir la mauvaise idée d’amorcer une discussion sur les dernières contre-performances du PSG.
— Un moment, je cherche un endroit plus calme pour vous parler.
Je suis sorti dans la rue. J’étais seul, il faisait un froid de loup. Aucun fumeur pour battre le pavé devant le George O’. Ils se tenaient à l’intérieur, le nez collé à la vitre embuée du bar, triturant nerveusement leur paquet de cigarettes en attendant une brusque et miraculeuse remontée de la température.
Une fois dehors, j’ai repris :
— Je suis sûr que mon abonnement est en règle.
Un rire cristallin à mon oreille.
— Oui, oui, pas de souci ! Détendez-vous, monsieur Alkantara.
Elle se foutait de moi.
— Il s’agit de toute autre chose. Nous vérifions simplement que le système de reconnaissance faciale de nos caméras est bien optimisé sur cette station.

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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Coup de coeur, #Numérique

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Publié le 13 Janvier 2016

Comme Une Cie

Direction artistique : Sarah Cousy
Contact production : Silvia De Pilla / comme.une.compagnie@gmail.com / 06.04.52.01.43


Comme une Compagnie s'est créée avec le projet de s'adresser à chacun, enfants et adultes, considérant le théâtre comme une mise en commun de nos singularités. S'imaginer comme une compagnie dont ce serait le métier de fabriquer des spectacles pour mieux questionner la vie et le monde.

Spectacles de la compagnie :

> Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon (2015)

> L'île Turbin (Travailler moins pour lire plus) (2012)

> Dans ma maison de papier j'ai des poèmes sur le feu (2009)

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Rédigé par frédérique Letilleul

Publié dans #Culture, #Spectacle vivant, #Littérature jeunesse

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Publié le 10 Janvier 2016

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Rédigé par frédérique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Albums jeunesse, #Graphisme

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Publié le 10 Janvier 2016

Monsieur Marie-Ange Guillaume Henri Galleron

"J’habite chez mon chat. Monsieur me sous-loue un oreiller mais tout le reste lui appartient : les plantes vertes, la poubelle, les piles de pulls dans l’armoire, les radiateurs, le canapé, les parties dodues des copains assis sur le canapé, le frigo, la gamelle du chien, l’ordinateur – et la souris, bien sûr. En échange de quelques menus services (transport de litière, ouverture de boîtes, manucure, pédicure), Monsieur accepte de me tenir chaud l’hiver et aussi l’été… »

Ainsi commence l’histoire d’un être envahissant et plein de mystère, dont Marie-Ange Guillaume nous brosse, avec style, un portrait fin, tour à tour sensible et railleur, magnifiquement mis en images par un Henri Galeron surréaliste et complice.

Monsieur Marie-Ange Guillaume Henri Galleron

Cet album très grand format permet de donner toute l'ampleur aux superbes illustrations de chats réalisés par Henri Galleron. Attention, nous ne sommes pas ici en présence de représentations traditionnelles du chat : les yeux jaunes vous fixent de page en page pour vous attirer vers le texte et l'originalité du propos du graphisme. A mon sens, plusieurs lectures sont nécessaires pour pleinement rentrer dans la richesse de cet album. Merci aux auteurs et aux Editions Les Grandes Personnes de nous proposer des ouvrages différents qui permettent une nouvelle approche du sujet !

Monsieur Marie-Ange Guillaume Henri Galleron
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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Albums jeunesse, #Graphisme

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Publié le 8 Janvier 2016

Qui veut sauver le caimantoultan Claro, Nathalie Choux

Caïmantoultan est un drôle d’alligator, du genre râleur mais pas méchant... Avec lui, on a toujours tort. Aussi, préfère-t-il rester seul à bouder sous son gros tas de feuilles ou caché dans les eaux troubles du fleuve. Mais avoir mauvais caractère n’est pas ce qu’il y a de mieux pour se faire des amis, et Caïmantoultan en aura besoin d’… amis !
Un album pour aider les petits (les plus grands !) râleurs a retrouver le sourire !!

Les deux grenouilles qui font griller les marshmallow sont trop drôles !

Les deux grenouilles qui font griller les marshmallow sont trop drôles !

Un joli album qui démontre qu'il vaut mieux sourire que râler tout le temps.
Le rapport texte/image amène petit à petit le lecteur à son propre cheminement. le lecteur est interpellé directement à chaque page et est directement regarde par les personnages afin d'être particulièrement concerné.
Mais la vrai originalité de cette album, au delà du propos, c'est la petite note de décalage, de distanciation et d'humour de soi !

Qui veut sauver le caimantoultan Claro, Nathalie Choux

Superbe lecture et commentaires réalisée par les enfants eux- mêmes !

Qui veut sauver le caimantoultan Claro, Nathalie Choux

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Rédigé par frédérique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Albums jeunesse, #Amitié, #Coup de coeur, #Couleurs

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Publié le 6 Janvier 2016

Lutins des bois Philippe Ug

A la fin de l'hiver, tous les lutins se réunissent pour aller voir si la glace a fondu et si l'eau du ruisseau s'écoule de nouveau. Les paysages hivernaux se déploient en trois dimensions, et on y rencontre la lutine du petit bois, le lutin des forêts, ou encore le lutin des sapins. Tous courent de page en page pour célébrer la fin de l'hiver. Sept scènes animées très différentes unies par un graphisme épuré.

Lutins des bois Philippe Ug

Le Musée de poche à Paris a présenté la nouvelle exposition de Philippe UG pour le lancement de "Lutins des bois" et ses illustrations en pop-up, édité chez (Les Grandes personnes) du 4 au 28 novembre 2015.
Après le succès du "Jardin des Papillons", l’ingénieur papier donne avec "Lutins des bois", une vision graphique et épurée de la nature, quand elle prend ses plus beaux habits d’hiver.
Les lutins courent de page en page, du petit bois aux futaies de la montagne enneigée, pour savoir si la glace a enfin fondu. Dans un décor en dentelle de papier et en 3D, les lutins célèbrent joyeusement les premiers signes annonciateurs de la fin de l’hiver.

Lutins des bois Philippe Ug
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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Coup de coeur, #Pop-up

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Publié le 6 Janvier 2016

Halte, on ne passe pas ! Bernardo Carvalho, Isabel Minho Martins

Un livre est un monde dans le monde. Pour passer de l’un à l’autre, on traverse une frontière invisible. Mais dans le livre lui-même, il y a d’autres frontières, par exemple celle qui sépare la page de gauche de la page de droite, rendue visible par le pli de la reliure. Ainsi le livre est-il un objet idéal pour dire quelque chose sur les notions de frontière, de passage, de pouvoir, de liberté de circulation et bien sûr… de pensée. En l’occurrence, Isabel Minhos Martins et Bernardo P. Carvalho utilisent les caractéristiques physiques du livre pour traiter de façon magistrale cette problématique à partir d’une idée très simple et d’une grande efficacité: ils mettent en scène un général du genre dictateur qui décide d’interdire à quiconque de passer de la page de gauche à la page de droite. Pour cela, il place un milicien à la frontière, c’est-à-dire au niveau de la reliure. Soucieux d’appliquer la consigne « à la lettre », celui-ci interdit strictement le franchissement de la ligne de démarcation. Conséquence : peu à peu les passants (au sens fort du terme) s’accumulent sur la page de gauche, tandis que celle de droite reste absolument vierge. « Absolument », oui, à l’image de ce pouvoir absolu qui dicte sa volonté de façon arbitraire. Et l’absurdité d’une telle décision, grâce au dispositif graphique, saute littéralement aux yeux de n’importe quel lecteur. Mais que va-t-il se passer à partir du moment où des enfants qui jouent sur la page de gauche vont lancer leur ballon par mégarde dans la zone blanche de la page de droite? Serait-ce le début de la révolution?...

Halte, on ne passe pas ! Bernardo Carvalho, Isabel Minho Martins

Un joli conte politique pour enfants, au graphisme réalisé au feutre et très coloré. L'album traite de l’absurdité d’une décision arbitraire et dénonce avec beaucoup de finesse et d'humour le totalitarispe. Page après page, les personnages de superposent dans un joyeux capharnaüm, c’est la vie, et de l’autre côté, le blanc, le rien. Une manière très visuelle d'illustrer et d'amener l'enfant à construire sa propre réflexion.

Halte, on ne passe pas ! Bernardo Carvalho, Isabel Minho Martins

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Rédigé par Frederique Letilleul

Publié dans #Littérature jeunesse, #Coup de coeur, #Albums jeunesse, #Graphisme

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